Humidité des murs : les injections ou l’électro-osmose suffisent-elles ?

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Une fois le traitement des injections ou l’électro-osmose effectué,  l’origine de l’humidité a été arrêtée. S’il y avait de l’humidité qui remontait du sol vers les murs ; désormais, cela n’arrive plus.

Il faut savoir que les murs traités contiennent toujours l’humidité qui a augmenté au fil des ans. C’est donc le moment de libérer l’humidité préexistante, accumulée au fil des ans dans le mur par remontée capillaire. Un traitement par injection ou électro-osmose ne suffit pas à éliminer l’humidité accumulée. Il empêche seulement l’eau de continuer à monter.

1. Élimination de l’humidité préexistante dans le mur/la cloison

La seule façon possible de libérer l’humidité accumulée dans le mur est par évaporation. L’humidité laissera le mur à l’état gazeux. De nombreux facteurs déterminent le temps nécessaire à l’assèchement complet du mur. De toutes, celles qui ont le poids spécifique le plus élevé sont au nombre de trois :

Le taux d’humidité : plus le taux d’humidité est élevé, plus le temps de séchage est long.

L’épaisseur de la paroi : plus l’épaisseur de la paroi est importante, plus l’humidité mettra du temps à remonter à la surface, car elle mettra plus de temps à s’évaporer.

Le matériau du mur : plus le matériau est poreux, plus le temps de séchage est court, car l’humidité s’échappe plus facilement.

Sachant cela, il existe un certain nombre de mesures que nous pouvons prendre pendant l’assèchement du mur pour encourager le processus et donc minimiser le temps de séchage. Parmi ces mesures, les plus recommandables en matière de conditions/prix sont

2. Élimination de l’humidité préexistante dans les couches appliquées sur le mur/la tour

Le moyen le plus recommandé pour atteindre cet objectif est de découper le plâtre contaminé et de le remplacer par un nouveau. De cette façon, toute l’humidité contenue dans les couches appliquées sur le mur/la poutre est éliminée des racines.

Nous remplacerions ensuite toutes ces couches, en utilisant toujours des matériaux respirants. Il est nécessaire que le mur de base suive son propre processus de séchage à travers ces couches, qui ne peuvent pas être un pare-vapeur. Selon ce principe, tout matériau respirant peut être utilisé. Le plâtrage suivant sera exécuté avec un mortier de chaux en poudre fine. Enfin la couche superficielle et décorative sera appliquée avec des peintures sur le temple. Les matériaux susmentionnés garantissent un degré optimal de respirabilité. Ce qui est courant aujourd’hui pour leurs applications respectives dans le secteur de la construction.

Dans les cas où l’humidité ascendante présente des quantités importantes de sels hygroscopiques, il est conseillé d’introduire dans le processus un agent qui attaque ces composés. Lors de la préparation du mortier, un additif synthétique peut être ajouté au mélange de ciment, d’agrégats et d’eau qui remplit cette fonction, favorisant ainsi l’élimination complète des sels transportés par l’eau. Ces additifs sont plus difficiles à trouver sur le marché, car il s’agit de produits très spécifiques et peu demandés.

Si le mortier existant et contaminé était fait de ciment, avec une absence totale de gypse, il est possible de le conserver au lieu de le remplacer. Il faudrait pour cela enlever les couches de peinture et de plâtre, ce qui permettrait au plâtre primitif d’éliminer l’humidité préexistante par le même processus d’évaporation que celui décrit pour le mur.